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07/01/2021

Portrait : Georges Klenkle, alumni de KEDGE et entrepreneur à succès ! 

Rencontre avec Georges Klenkle, diplômé de KEDGE (promo 1995), membre de la fondation KEDGE depuis 2010 et cofondateur de Degetel, Eugeka ou plus récemment de Freemium Play.

Georges Klenkle est diplômé du Programme Grande École (PGE) de KEDGE Business School en 1995 et membre de la Fondation KEDGE depuis 2010.

Avec plus de 25 ans d'expérience significative dans le monde de l'entrepreneuriat, cet alumni de KEDGE passionné de nouvelles technologies est un expert de l'industrie des technologies de l'information, des services, de l'expérience utilisateur, du commerce électronique, des applications mobiles ou encore de la stratégie informatique.

GEORGES KLENKLE - LINKEDIN




💬 INTERVIEW - GEORGES KLENKLE :
En tant qu’ancien étudiant de KEDGE, quels souvenirs gardez-vous de l’école, qu’est-ce qui vous a marqué ?

Être étudiant à KEDGE ne peut se résumer en quelques mots tellement cette période a été enrichissante pour moi. Outre le contexte ultra favorable offert par l'école (renommée, excellence des professeurs, cadre géographique, tranche de vie étudiante où tout est possible...), la facilité ET la nécessité de travailler en équipe m'ont beaucoup apporté. J'ai compris, à ce moment-là, l'importance et la force d'un réseau, nécessaire complément d'un travail sur soi. Étant timide à la base, je me suis forcé alors à animer plusieurs événements dont la campagne d'élection pour le BDE et à habiter en cohabitation, pendant 3 ans, avec 5 autres kedgers dont certains internationaux. Ce coliving a d'ailleurs souvent été l'épicentre de nombreuses soirées étudiantes.

Vous êtes diplômé de KEDGE depuis 1995, pourriez-vous nous parler de votre parcours depuis votre sortie de l’école et notamment de l’entreprise que vous avez créée en 99 et dirigée pendant plus de 20 ans ?
Ayant côtoyé de nombreux étudiants européens pendant ma scolarité, c'est tout naturellement que j'ai démarré ma carrière en Allemagne, pendant 3 ans. J'ai rejoint par la suite des ESN en France comme Sopra-Steria et CapGemini. J'y ai alors appris que l'informatique était cyclique, particulièrement sur les technologies. Fin 99, j'ai vu alors l'opportunité de me lancer dans "l'océan bleu" créé par Internet, dont les grandes firmes informatiques avaient très largement sous-estimé la vaste étendue. Du coup, à 26 ans, j'ai créé Degetel, une société de conseil et d'ingénierie en informatique 100% dédiée à l'Internet 1.0 à l'époque. Mes grandes fiertés sont d'avoir signé, lancé et développé de nombreux sites Internet prestigieux comme : LeMonde.fr, Solvay.com, Le Ministère des Dom-Tom (je suis né à l'île de La Réunion) ou encore TF1.fr.
 
Par la suite, je me suis tenu à poursuivre les (r)évolutions de l'Internet, et ai ainsi accompagné, en créant de nouvelles sociétés, le développement des applications mobiles dès 2004, la convergence des télécoms en 2008, les réseaux sociaux en 2012, le développement durable en 2013 en mode mécénat, l'Internet des objets en 2014, la e-Santé en 2015, l'Intelligence Artificielle en 2017.
 
J'ai ensuite accompagné le développement international de Degetel en créant des filiales en Belgique et au Portugal, portant le groupe à près de 500 consultants et 47 M€ de CA en 2019.
 
 
Au début de l’année 2020, vous avez cédé la société Degetel à un spécialiste du secteur de l'ingénierie, à savoir la société T&S. Pourquoi ?
Plusieurs raisons ont poussé vers le choix d'un acteur de l'ingénierie industrielle. D'abord, je crois à l'estompement des frontières entre le Digital et le monde Industriel et à une convergence vers ce qu'on appelle l'industrie 4.0. Un des derniers exemples est représenté par le rapprochement entre CapGemini et Altran. Ensuite, l'idée de transmettre était tout à fait légitime. Nous avons pu faire émerger en interne un top management permettant une transmission plus aisée vers un repreneur. Enfin, après 21 ans au sein du même groupe, se réinventer perpétuellement devenait de moins en moins évident. Un nouveau départ s'imposait donc !
 
Parlez-nous d’Eugeka, un fonds d'investissement privé dans le secteur des nouvelles technologies que vous avez fondé en 2005. Quel est son objectif et comment y postuler ?
Eugeka est né du concept qu'une idée ne fait pas tout, c'est l'exécution qui importe le plus. Ayant accompagné des ingénieurs et des commerciaux tout au long de ma carrière, dont beaucoup ont créé de leur côté leur propre structure, je me suis dit que cela avait du sens de pouvoir les accompagner davantage via un fond dédié, pendant tout le cycle de vie d'une start-up ; de la création à son développement, en passant par des pivots bien sûr, et jusqu'à la cession éventuellement à un industriel.
 
Pour y postuler, c'est très simple, ça commence souvent par un e-mail à : invest@eugeka.com, puis par des rencontres avec nos équipes.
 
 
Le fait que Eugeka soit un fond privé n'impose du coup pas une durée d'investissement, ce qui rend mes associés plus libres dans leur développement. Le Mantra de Eugeka est d'accompagner en permanence de nouvelles start-up et des créateurs cherchant à disrupter leur environnement. Le dernier exemple en date est la société FreemiumPlay, co-créée à Bordeaux avec Nicolas Yvelin, diplômé de KEDGE également : FreemiumPlay est la 1ère e-carte cadeau, 100% dédiée aux loisirs numériques. LA bonne idée pour faire plaisir en respectant les gestes barrières. FreemiumPlay regroupe près de 40 partenaires dont des marques Premium (OCS, Deezer, Playstation, Xbox, Strava…..), avec plus de 50 clients B2B, à destination de CSE, programmes de Fid, incentive, programmes RH, activations marketing, etc.
 
Pour continuer sa croissance de plus de 1000% depuis 3 ans, FreemiumPlay souhaite recruter entre 5 à 10 nouveaux talents. Pour postuler, un mail suffit : myjob@freemiumplay.com
 
Votre carrière est déjà extrêmement riche, quels sont vos objectifs de développement pour l’avenir ?
Je dis souvent que nous sommes au début de la révolution d'Internet. Du coup, il reste encore beaucoup à faire, aussi bien dans les technologies que dans les usages. En particulier dans l'e-santé, les blockchains, l'informatique quantique et l'intelligence artificielle. On dit aussi qu'au début d'une révolution industrielle, la création de richesse est d'abord captée par un nombre restreint d'acteurs, des happy few, avant d'être plus démocratisée ensuite. On l'a vu avec les GAFAM, NATU et autres BATX, mais maintenant, d'autres acteurs vont émerger, et ils seront beaucoup, beaucoup plus nombreux. Et tant mieux !
 
Du coup, mon objectif est de poursuivre notre accompagnement de start-up dans cette nouvelle révolution industrielle.
 
Ces dernières années, vous vous êtes beaucoup impliqué dans la vie du réseau et de l’école. Comment et pourquoi ?
Effectivement, j'ai appris dès l'école l'importance d'un réseau, localement, nationalement, mais aussi à l'international.
 
J'ai d'ailleurs animé sur Paris l'antenne des alumni de KEDGE il y a plusieurs années déjà et récemment. J'ai par la suite été nommé pour faire partie de la Fondation KEDGE, au sein du collège des donateurs, pour avoir contribué à plusieurs projets via du mécénat de compétences, et je suis aussi membre du Comité Stratégique Entrepreneuriat. Enfin, j'anime avec Jean-Emmanuel Vernay & Christophe Montague le club des Business Angels de KEDGE, initié par Quentin Dumontet.
 
Je crois que ça fait partie de mon ADN de vouloir transmettre, d'où aussi mon appétence à accompagner des jeunes sociétés dans leur phase de développement. Et surtout, c'est toujours enrichissant de pouvoir échanger avec des étudiants ou diplômés de KEDGE.
 
Quels conseils donneriez-vous à de jeunes entrepreneurs qui souhaiteraient se lancer ? Quelles sont les clefs du succès ? Aviez-vous déjà l'âme d'un entrepreneur ?
J'ai créé ma première société à 22 ans, juste à la sortie de KEDGE. Je n'avais qu'un seul client à l'époque, du coup, j'ai préféré arrêter pour retrouver le monde du salariat, le temps de gagner davantage en compétences. Puis, à 26 ans, j'ai relancé 2 nouvelles sociétés en parallèle, et seule une a pu émerger à savoir Degetel.
 
Au sein de Degetel, j'ai créé aussi plusieurs filiales, sur des offres ou des zones géographiques. La leçon que je retiens, c'est qu'il n'y a pas de timing pour se lancer dans l'entreprenariat. Il faut juste ne pas persister si une activité ne marche pas, et savoir pivoter régulièrement son offre pour s'adapter au marché. Enfin, bien savoir s'entourer est aussi un des facteurs clés du succès.
 
 

VOUS ÊTES NOMINÉ(E), VOUS LANCEZ UN PROJET, UNE START-UP ?

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