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08/04/2019

Giovanna, une kedgeuse installée à Sao Paulo, a rencontré les étudiants du pro-act KAS

Les 5 étudiants du pro-act "KEDGE Alumni Success" sont actuellement en Amérique du Sud, où ils viennent à la rencontre de nos diplômés.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours scolaire et de votre formation à Kedge ? Dans quel cadre avez-vous étudié à Kedge ?

Pour moi c’est un peu particulier, je suis née au Brésil, donc j’ai la double nationalité ! Je suis arrivée sur Bordeaux à l’âge de 8 ans ou j’ai suivi un parcours scolaire classique.

J’ai toujours été attirée par les milieux du marketing et de la communication. A KEDGE, j’ai suivi le parcours EBP international grâce auquel j’ai passé un 1 an ½ à Hull et 6 mois à Madrid en stage chez IBERIA. C’est lors de ce stage que j’ai eu envie de retourner vivre et travailler au Brésil. Lors de mon stage de fin d’étude j’ai eu l’opportunité de travailler comme assistante communication au service culturel de la FNAC. Ce stage a vraiment confirmé mon souhait de travailler dans la communication.

 

🎬Fast & Curious 🎬

🎬Fast & Curious 🎬 Partez à la rencontre de Giovanna cette semaine, Coordinatrice Evenementiel dans l'Agroalimentaire, et expatriée à Sao Paulo 🇧🇷. Son interview arrive très prochainement, en attendant on vous laisse la découvrir en vidéo. Enjoy it 👏🏼

Publiée par KAS - Kedge Alumni Success sur Samedi 4 mai 2019

 

Pourquoi avez-vous décidé de partir vivre à Sao Paulo ? Était-ce dû à une réelle envie ou était-ce dû à une opportunité que vous avez saisie ?

Une fois diplômée, j’ai sauté le pas et je suis retournée vivre au Brésil, sans avoir de travail. Au départ ce fût un peu compliqué étant donné mon statut de franco-brésilienne et non d’expatriée. Les salaires que l’on me proposait étaient ceux du Brésil soit environ 2000 Reals (moins de 500€).

J’ai trouvé un premier emploi dans l’immobilier que j’ai gardé 1 an, mais je n’étais pas très épanouie. Puis j’ai postulé via la CCI franco brésilienne à un emploi de coordinatrice événementiel dans l’agroalimentaire, basé sur Sao Paulo. Dans l’idéal j’aurais préféré rester à Rio, mais il fallait que je travaille. J’ai donc accepté l’offre et déménagé sur Sao Paulo.

Aujourd’hui je suis toujours dans le même groupe, au sein de la société CAP Amazone, mais avec les difficultés actuelles du pays et les évolutions compliquées ici, je retourne en France dans deux mois.

Sinon, il y a quelques temps j’ai aussi monté ma petite affaire de tatouages temporaires (Tatitude). Au départ, cela fonctionnait plutôt bien et j’ai pu développer cela à mon échelle au Brésil. Mais le Brésil étant sujet aux « modes flash », mon activité s’est vite ralentie. Par ailleurs, les entreprises chinoises ayant bien plus de moyens ont investi le marché, ce qui fût un réel frein pour mon entreprise...

Quelles différences distinguez-vous dans la manière de travailler entre le Brésil et la France ?

Ça n’a rien à voir sur beaucoup de choses ! (rires) D’abord les relations sont beaucoup plus cordiales et les échanges beaucoup moins formels. Que l’on parle à un collègue, un supérieur ou même un client, il y a peu de formalisations dans les messages. De même pour les mails, qui sont peu utilisés par rapport aux messages What’s App. 

La ville de Sao Paulo a aussi ses particularités, le rythme y est bien plus soutenu qu’à Rio par exemple.

 

Quels sont vos projets pour l’avenir ? Où vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

Je quitte le Brésil dans 2 mois pour retourner en France.

Dans un premier temps, je veux surtout profiter de mes proches. Pour être honnête avec vous, je ne sais pas du tout quel sera mon prochain emploi, je chercherai une fois rentré.

Pour autant, j’ai déjà quelques idées ! J’ai toujours le souhait de travailler dans l’évènementiel, mais dans des secteurs qui n’ont rien à voir avec celui dans lequel je suis actuellement. Dans l’idéal j’aimerai que mon travail soit lié à de fortes valeurs éthiques, pourquoi pas dans le milieu du végétarianisme ou des algues, qui sont, je pense, des secteurs avec des réelles opportunités.

 

De quelle manière Kedge vous a aidé à réaliser vos projets quand vous êtes venu au Brésil ensuite ?

Pour tout vous dire, mon patron est français. Autrement dit, le nom de KEDGE lui était familier. C’est certain que la valeur du diplôme et la reconnaissance de l’école ont été des atouts majeurs lors de mon embauche.

Le réseau de l’école a aussi joué un rôle prépondérant dans ma jeune carrière. Certaines personnes rencontrées à l’école et lors de mes différentes expériences à l’étranger, et présentes au Brésil m’ont également aidé à mon arrivée. Le fait d’avoir des relations et des contacts ici, avant mon arrivée ont clairement aidé à mon intégration. On se sent moins seule et ces personnes nous servent de repère au départ. Sans le parcours EBP de KEDGE, il est certain que je n’aurais pas le réseau que j’ai aujourd’hui ici à Sao Paulo.

 

Aviez-vous des appréhensions avant de partir ?

On parle beaucoup d’insécurité ici et les médias locaux et étrangers y sont pour beaucoup. C’est vrai que maman n’était pas très rassurée quand elle a su que je partais (rires). Beaucoup de choses sont exagérées concernant l’insécurité. Je n’étais pas particulièrement stressée de revenir ici, en tout cas pas stressée par les violences.

La seconde appréhension que les gens ont en général en venant ici, c’est la barrière de la langue. Encore une fois, étant née ici et parlant déjà portugais, il n’y avait pas vraiment de barrière de la langue pour moi.

 

Quels conseils pouvez-vous donner à un jeune diplômé de Kedge qui hésite à lancer sa carrière professionnelle en Amérique Latine ?

Le Brésil est un pays avec beaucoup d’opportunités. Je pense que la personne qui arrive avec un Business Plan solide et avec un projet qui tient la route a de grandes chances que la réussite soit au rendez-vous. Le seul petit bémol comme je vous le disais avant est que le Brésilien est très sensible au phénomène de mode et peut donc vite se lasser.

Il faut vraiment s’entourer des bonnes personnes et faire des efforts pour entretenir des relations sincères. Ici au Brésil, les collègues sont bien plus que de simples partenaires de travail. Le côté humain n’est donc vraiment pas quelque chose à négliger.

 

Quels sont les secteurs porteurs dans ce pays ce pays selon vous ? Il y a-t-il des postes à pouvoir pour de jeunes diplômés par exemple ?

Je vais citer les secteurs que je connais et pour lesquels je sais qu’il existe de réelles opportunités. Le milieu du vin et plus largement celui de l’alcool sont actuellement en pleines expansions. Les brésiliens accordent une place de plus en plus importante aux différentes boissons qu’ils peuvent savourer. Evidemment le vin n’est pas aussi intégré à la société qu’en France, mais c’est justement la raison pour laquelle il y a de quoi faire ici.

De plus, L’uberisation de la société arrivée en 2014 a également créé un grand nombre d’emplois. Des services de livraisons, des applications voient encore le jour aujourd’hui. A titre de comparaison, il y a une utilisation plus importante d’Uber ici au Brésil qu’en France étant donné le coût relativement faible des services.

Il y a une dernière chose, qui s’applique à tous les secteurs. C’est la perception du brésilien concernant les produits importés. L’importation au Brésil est synonyme d’un produit de grande qualité. Contrairement à la société française et son goût pour le « Made in France », la société brésilienne perçoit comme meilleur un produit provenant de l’étranger.

 

Qu’est-ce que vous avez trouvé ici que vous ne trouveriez pas en France ?

La Samba (rires). Non plus sérieusement c’est vraiment l’environnement qui est appréciable ici. Au-delà du monde professionnel, les brésiliens voient les choses avec plus de recul, subissent globalement moins la pression ce qui rend la vie plus agréable.

Donc c’est vraiment un tout plus qu’une chose ou une autre en particulier. La vie ici est vraiment agréable et ce sur tous les plans (personnel, professionnel, climat,…)

 

Quel est votre rôle en tant qu’Alumni ? Vous êtes passée par Kedge et vous faîtes partie de notre réseau dans le monde maintenant.

Il est clair que je n’ai pas un rôle super important, je ne suis pas responsable d’Antenne ou chargée de quoi que soit mais c’est vraiment enrichissant de sentir qu’on appartient à une communauté.

Plus concrètement, j’ai toujours le sourire lorsque je reçois les invitations pour les After-works organisés ici à Sao Paulo. J’y vais d’ailleurs à chaque fois avec grand plaisir. Cela permet d’échanger, d’entretenir des relations avec des personnes ayant reçu plus moins, en fonction des générations la même formation.



 

Interview réalisée à Sao Paulo par les 5 étudiants du pro-act KEDGE Alumni Success. 

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