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04/09/2019

Rencontre avec Élodie, kedgeuse et expatriée à Bali !

Les 2 étudiantes du pro-act "KEDGE Alumni Travel" sont actuellement à Bali, où elles viennent à la rencontre de nos diplômés expatriés

  • PROMOTION : 2011
  • POSTE : Chef d'entreprise
  • ENTREPRISE : The Elementum
  • DURÉE D’EXPATRIATION : 9 ans (2 ans à Bali)

 

INTERVIEW :

  • Bonjour Elodie ! Pour commencer, présentez-vous rapidement.

Bonjour, je m’appelle Elodie Patel-Bodin. Je fais partie de la promotion 2011 de BEM, qui est aujourd’hui Kedge Business School. Je suis à la tête de mon propre hôtel à Bali “The Elementum”.

  • En quoi consiste votre métier ? Quelles sont vos missions ?

Ayant toujours évolué dans le domaine hôtelier, avec mon mari nous avons créé notre propre hôtel en arrivant à Bali. Je suis donc chef d’entreprise de mon hôtel “the Elementum” qui se situe au sud de Bali. L’hôtel est composé de huit villas, un spa et un restaurant.

EN SAVOIR PLUS

Avec mon mari, nous avons chacun un rôle de gestion au sein de l’entreprise. Je m’occupe plus de la partie relation avec la clientèle et mise en place de notre visibilité en ligne et mon mari gère le côté opérationnel. Nous faisons également de la gestion de villas et autres types de logements pour des propriétaires (stratégies de prix, gestion des réservations, contact avec les clients, …). En parallèle, j’enseigne également le marketing et l'entrepreneuriat à l’université hôtelière “Stenden” de Bali.

 

  • Pouvez-vous nous décrire votre parcours scolaire au sein de Kedge ? Quelle formation avez-vous suivi ?

Au sein de Kedge, j’ai suivi le parcours entrepreneurial avec la spécialité développement durable. Lors de mon année de césure, je suis partie à Djibouti un an où j’ai travaillé en marketing et relations publiques pour un palace. Lors de ma dernière année, j’ai choisi de faire un échange universitaire et je suis partie 7 mois à Manille aux Philippines.

 

  • En quoi Kedge vous a aidé à développer et réaliser vos projets ?

Lors de mon parcours à Kedge, j’ai été investie dans la vie associative. J’ai fais partie d’une liste BDE et j’ai également intégré la Junior Entreprise AMS. Mon implication au sein des associations m’a permis d’avoir rapidement le sens des responsabilités en apprenant à gérer une équipe et des budgets. J’ajouterai aussi que mon parcours au sein du programme entrepreneurial de l’école m’a beaucoup apporté notamment avec la simulation d’une création d’entreprise. Ces expériences m’ont permis d’acquérir des bases qui m’ont été très utiles pour la suite de ma carrière professionnelle.

  • Depuis quand êtes-vous expatriée ?

Au total, cela fait plus de 9 ans que je suis expatriée. J’ai passé 7 mois aux Philippines en échange universitaire, un an à Djibouti, 5 ans et demi à Dubaï et cela fait maintenant 2 ans que je suis à Bali.

 

  • Pour quelles raisons avez-vous décidé de vous expatrier à Bali ?

Professionnellement, j’ai choisi de me lancer dans le secteur de l’hôtellerie et j’ai toujours travaillé dans des hôtels de luxe et des palaces. A Dubaï, j’étais Group Marketing Director où j’étais en charge des relations publiques, du commerce, et du marketing. Avec mon mari, nous avons toujours rêvé d’ouvrir notre propre hôtel. Après 5 ans et demi à Dubaï, nous avons décidé de partir pour réaliser ce rêve. Nous avons commencé par faire des recherches et établir une liste des pays dans lesquels nous pourrions nous installer. Nous avons voyagé et nous sommes arrivés à Bali par hasard. Nous sommes tombés amoureux de cette île et nous avons rapidement cherché un emplacement pour faire construire, ou un hôtel à racheter sur place. Nous avons eu un coup de cœur pour le sud de l’île, et nous avons finalement fait le choix de faire construire notre propre hôtel ici. La construction a été rapide, et notre hôtel accueille des clients depuis décembre 2018.

 

  • Quelles différences culturelles faites-vous entre la France et l’Indonésie sur le plan professionnel ?

Le management des employés est totalement différent entre l’Europe et l’Asie. En Europe, si un employé fait une erreur, le manager échange directement avec la personne concernée alors qu’ici nous devons rassembler toute l’équipe et parler au nom du groupe. Il y a un grand esprit de groupe. De plus, il y a une grande crainte du conflit. Les locaux disent toujours “oui” à chaque proposition et évitent toutes formes d’opposition. Par exemple, au sein de notre hôtel, nous donnons le pouvoir à nos employés de prendre des décisions et cela a été très difficile de les former sur ce point car ils ont dû apprendre à gérer les problématiques face aux clients.

 

  • Quels sont vos projets futurs ?

Étant jeune maman, je vais consacrer du temps à ma famille et m’occuper de ma fille. Sur le plan professionnel, nous envisageons d’ouvrir un deuxième hôtel à Bali. Nous regardons actuellement quelle zone serait la plus intéressante pour nous et pour notre concept. Nous souhaitons également développer notre activité de gestion de villas pour des propriétaires.

 

  • Est-ce qu’il y a un autre pays dans lequel vous auriez aimé vivre et pourquoi ?

Je choisirai les Philippines ! En termes de paysages, c’est le plus beau pays que j’ai découvert au monde et la population locale est adorable.

  • Si c'était à refaire, que changeriez-vous ?

Je ne changerai rien. Tous les obstacles que j’ai rencontrés durant mon parcours m’ont permis d’être la personne que je suis aujourd’hui. Pour donner un exemple concret, à l’époque de mon année de césure j’avais le choix entre un contrat chez Accor à New-York et un contrat dans un palace à Djibouti. J’ai choisi de partir à Djibouti seule, pendant un an. Les conditions de vie et de travail pendant cette expérience m’ont forgé le caractère et c’est la meilleure décision que j’ai pris de toute ma vie. Même si cela a été compliqué, cela m’a beaucoup servi pour la suite.

 

  • Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un étudiant ou jeune diplômé qui envisagerait de tenter l’aventure ?

“Un entrepreneur est quelqu’un qui saute d’une falaise et qui se construit un avion dans sa chute”. J'aime beaucoup cette citation, et je trouve qu’elle est valable également pour l’expatriation. Même en ayant la meilleure volonté du monde, si on ne se lance pas on ne vivra jamais l’expérience. Chaque personne est différente et il faut réfléchir en amont à quel pays et quel style de vie nous convient. L’expatriation n’est pas faite pour tout le monde mais si vous sentez au fond de vous que vous êtes fait pour ça : foncez !


 

Interview réalisée à Sydney par Emma et Manon, étudiantes du pro-act KEDGE Alumni Travel. 

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